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 Le dernier jour d’un condamné (Victor hugo) Analyse Complet

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MessageSujet: Le dernier jour d’un condamné (Victor hugo) Analyse Complet   22/8/2012, 20:59

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Résumé de ‘ Le dernier jour d’un condamné’ de Victor HUGO


Fiche pratique


Auteur :
Victor Hugo



Titre et date de publication:
Le dernier jour d’un condamne , publié en 1829.



Genre :
Récit à la première personne ; adoption des techniques de l’autobiographie, le journal intime en particulier.



Histoire :


Le livre est l’histoire d’un homme qui a été condamné a mort et, il
raconte ce qu’il vit pendant les dernières semaines de sa vie. Nous ne
savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné à
mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut
dire être condamnés à mort.
Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs
et espoir, de sa famille ; sa fille, sa femme et sa mère.
Il raconte aussi quelques bribes de son passé et cesse d’écrire quand
arrive le moment de l’exécution.



Composition :


Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la
Mairie.
Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ;
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et
la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à
la loterie ;
L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le
voyage vers la Place de Grève : l’échafaud.



Personnages :


Le condamné à mort / Les geôliers / Sa fille / Sa femme et sa mère / Le prêtre. / La foule


Cadre:


Lieux :
Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.



Durée :
Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud.



Thèmes :


La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice


Enonciation, focalisation :


Le narrateur est le personnage : utilisation de la première personne.
Le narrateur # l’auteur.
Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde..



Résumé de ‘ Le dernier jour d’un condamné’ Chapitre par Chapitre


CHAPITRE1


Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec
l’idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est
captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d’une
seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l’impossibilité de
penser à autre chose.



CHAPITRE2


De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et de sa
condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa
réaction au verdict fatal.



CHAPITRE3


Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette pas trop de
choses dan,s cette vie où tous les hommes sont des condamnés en sursis.
Peu importe ce qui lui arrive.



CHAPITRE4


Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement cette hideuse prison.


CHAPITRE5


Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a réussi à
améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et à quelques
mots de latin. Il nous parle ensuite de l’argot pratiqué en prison.



CHAPITRE6


Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile sa décision
de se mettre à écrire. D’abord, pour lui-même pour se distraire et
oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour que leurs mains
soient moins légères quand il s’agit de condamner quelqu’un à mort.
C’est sa contribution à lui pour abolir la peine capitale.



CHAPITRE7


Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d’autre têtes alors qu’il ne peut sauver la sienne.


CHAPITRE8


Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six
semaines dont il a déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste presque
rien.



CHAPITRE9


Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense aux
personnes qu’il laisse derrière lui : sa mère, se femme et sa petite
fille. C’est pour cette dernière qu’il s’inquiète le plus.



CHAPITRE10


Le condamné nous décrit son cachot qui n’a même pas de fenêtres. Il
décrit aussi le long corridor longé par des cachots réservés aux forçats
alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux condamné à la
peine capitale.



CHAPITRE11


Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire les murs de
sa cellule pleins d’inscriptions, traces laissées par d’autres
prisonniers. L’image de l’échafaud crayonnée sur le mur le perturbe.



CHAPITRE12


Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il
découvre les noms de criminels qui ont déjà séjourné dans cette triste
cellule.



CHAPITRE13


Le narrateur- personnage se rappelle d’un événement particulier qui a
eu lieu il y a quelques jours dans le cour de la prison : le départ des
forçats au bagne de Toulon. Il nous rapporte cet événement comme un
vrai spectacle en trois actes : la visite médicale, le visite des
geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain réservé à
ces condamnés. A la fin du spectacle, il tombe évanoui.



CHAPITRE14


Quand il revient à lui, il se trouve dans l’infirmerie. D’une
fenêtre , il peut observer les forçats partir tristement sous la pluie
au bagne de Toulon. Il préfère plutôt la mort que les travaux forcés.



CHAPITRE15


Le prisonnier est dans sa cellule. Il avait senti un peu de liberté
dans l’infirmerie mais voilà qu’il est repris par l’idée de la mort
qu’il pense à s’évader.



CHAPITRE16


Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à
l’infirmerie. Il se souvient de cette jeune fille qu’il a entendu
chanter de sa vois pure, veloutée une chanson en argot.



CHAPITRE17


Il pense encore à s’évader. Il s’imagine déjà en dehors de la prison
dans le port pour s’embarquer vers l’Angleterre mais voilà qu’un
gendarme vient demander son passeport : le rêve est brisé



CHAPITRE18


Il est six heures du matin. Le guichetier entre dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu’il désire à manger.


CHAPITRE19


Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se
montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée.



CHAPITRE20


Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu’il trouve partout autour de lui, dans les murs, dans les guichetiers…


CHAPITRE21


Le condamné reçoit deux visites. D’abord celle du prêtre et puis
celle de l’huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est
rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il
reviendra le chercher dans une heure.



CHAPITRE22


Le prisonnier est transféré à la Conciergerie. Il nous conte le
voyage et sa discussion avec le prêtre et l’huissier pendant le trajet.
Il se montre peu bavard et parait plutôt pensif. A huit heures trente,
la carriole est déjà devant la Cour.



CHAPITRE23


L’huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans un cabinet
voisin, il fait une rencontre curieuse avec un condamné à mort qui
séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier, fils d’un ancien
condamné à mort lui raconte son histoire et s’empare de sa redingote .



CHAPITRE24


Le narrateur est enragé parce que l’autre condamné lui a pris sa redingote.


CHAPITRE25
Le condamné est transféré dans une autre cellule. On lui rapporte, sur
sa demande une chaise, une table, ce qu’il faut pour écrire et un lit.



CHAPITRE26
Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera peut être repoussée, haie à cause de lui.



CHAPITRE27
Le narrateur se demande comment on pouvait mourir sur l’échafaud.



CHAPITRE28
Il se rappelle avoir déjà vu une fois monter une guillotine sur la place de Grève.



CHAPITRE29
Le jeune détenu pense à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il estime
maintenant que les galères seraient meilleure solution en attendant
qu’un jour arrive la grâce.



CHAPITRE30
Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin d’apprécier sa
présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché par la
souffrance du prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et
bien garnie, il ne peut manger.



CHAPITRE31
Le narrateur est surpris de voir un homme prendre les mesures de la
cellule. Ironie du sort : la prison va être rénovée dans six mois.



CHAPITRE32
Un autre gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il
demande au prisonnier de venir chez lui après son exécution pour lui
révéler les trois bons numéros gagnants à la loterie . Le condamné veut
profiter de cette demande bizarre : il lui propose de changer ses
vêtements avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris que le prisonnier
veut s’évader.



CHAPITRE33
Pour oublier son présent, le narrateur passe en revue ses souvenirs
d’enfance et de jeunesse.Il s’arrête longuement sur le souvenir de Pepa,
cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a passé une
belle soirée d’été.



CHAPITRE34
Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime.
Entre son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de
l’autre ( sa victime) et le sien( le coupable)



CHAPITRE35
Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent toujours à vivre le plus normalement au monde.



CHAPITRE36
Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la grande cloche (le bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris)



CHAPITRE37
Le narrateur décrit brièvement l’hôtel de ville.



CHAPITRE38
Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a
mal partout. Il lui reste deux heures quarante cinq à vivre.



CHAPITRE39
On dit que sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite.
Le narrateur se demande comment on peut savoir une telle chose puisque
aucun condamné déjà exécuté ne peut l’affirmer.



CHAPITRE40
Le jeune détenu pense au roi. C’est de lui que viendrait la grâce tant
attendue. Sa vie dépend d’une signature. Il espère toujours.



CHAPITRE41
Le condamné se met dans la tête l’idée qu’il va bientôt mourir. Il demande un prêtre pour se confesser, un crucifix à baiser



CHAPITRE42
Il se laisse dormir un moment. C’est son dernier sommeil. Il fait un
cauchemar et se réveille frémissant, baigné d’une sueur froide.



CHAPITRE43
La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué
devant la fraîche et la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle
croit que son père est mort. Le jeune condamné perd tout espoir.



CHAPITRE44
Le détenu a une heure devant lui pour s’habituer à la mort. La visite de sa fille l’a poussé dans le désespoir.



CHAPITRE45
Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de son
exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste, il y a peut-être
des têtes qui le suivront , sans le savoir, dans sa fatale destination.



CHAPITRE46
La petite Marie vient de partir. Le père se demande s’il a le temps de
lui écrire quelques pages. Il cherche à se justifier aux les yeux de sa
fille.



CHAPITRE47
Ce chapitre comporte une note de l’éditeur : les feuillets qui se
rattachent à celui-ci sont perdus ou peut être que le condamné n’a pas
eu le temps de les écrire



CHAPITRE48
Le condamné est dans une chambre de l’hôtel de ville. A trois heures, on
vient l’avertir qu’il est temps. Le bourreau et ses deux valets, lui
coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi se
dirige ensuite vers la place de Grève devant une foule de curieux qui
attendent l’exécution.



CHAPITRE49
Le condamné demande sa grâce à cette personne qu’il croyait juge,
commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu’on lui donne cinq
minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de
la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais voilà
qu’on vient le chercher…



[b]Le schéma narratif du récit:[/b]




Le schéma actanciel du récit
[b]
Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu’au jour du crime qui a bouleversé sa vie.
[/b]


NB: Le récit commence in medias res c’est-à-dire le moment où
l’action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation
de la peine de mort, l’auteur fait ellipse de cette situation initiale
et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire
cette situation initiale à travers les flashes back. (Analepses, retour
en arrière).



Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage.


Péripéties: Le jugement, l’emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d’une solution pour préserver sa vie.


Dénouement: Il n’y a
pas de dénouement. Le condamné garde l’espoir jusqu’à quelques moments
avant l’exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent
l’exécution. C’est une clausule ouverte, aux lecteurs d’imaginer la fin
puisque pour l’auteur ce qui compte c’est la dénonciation de l’horrible
peine de mort.



Situation finale: L’auteur a fait l’ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.



Résumé général :





Dans la prison de Bicêtre, un condamné à mort ( le narrateur) attend
le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses
espoirs fous et ses pensées. Le narrateur nous rappelle les
circonstances de son procès ( chapitres 1/9 ).Puis il nous décrit sa
cellule ( chapitre 10/12 ). Il évoque ensuite le départ des forçats au
bagne de Toulon ( chap. 13/15 ). Il nous rapporte la complainte en argot
d’une jeune femme à l’infirmerie ( chapitre 16 ) .Désespéré, il décide
alors de s’évader ( chapitre17). on vient lui apprendre que son
exécution aura lieu le jour même.( chapitre 18/19 ).



Le narrateur sera transféré ensuite à la conciergerie ( chap. 22) ,
il y rencontre un autre condamné à mort ( chap. 23/24). Son séjour en
prison devient de plus en plus suffocant .il sombre dans les
hallucinations et les cauchemars .Il se demande comment on meurt sous la
guillotine. ( chap. 27). Il reçoit après la visite d’un prêtre qu’il
trouve placide et sans compassion devant son état. ( chap30)



La visite de sa petite fille Marie sera évoquée au chapitre 43. Elle ne le reconnaitra pas, ce qui l’attriste profondément.


Puis vient l’ultime ligne droite avant la mort; son dernier jour de
condamné. Sur son passage de la conciergerie à la place de Grève où se
dresse l’échafaud, la foule rit et applaudit: le condamné était donné en
spectacles à cette foule qu’il n ‘a jamais aimé d’ailleurs. Devant le
spectre de la mort, le narrateur tremble et implore la pitié mais il
sait déjà que son sort est scellé. Le bourreau accomplit alors sa tâche
pour décapiter le condamné.
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Le dernier jour d’un condamné (Victor hugo) Analyse Complet

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